| actualités juin 2007
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Reconduisant leur partenariat pour la quatrième année, les Cahiers du cinéma et le FIDMarseille
ont voulu en élargir le cadre: pour cette dix-huitième
édition, ils proposent une rétrospective intégrale
des films de Pedro Costa, depuis les premiers courts-métrages
jusqu’au monumental En avant, jeunesse,
présenté en Compétition à Cannes en 2006,
et pour l’heure inédit en salle. Le cinéaste
portugais bâtit une œuvre depuis maintenant vingt ans :
toujours plus à l’écart des modes traditionnels de
production, celle-ci s’est également avancée, avec
toujours plus de souveraineté, vers la conquête d’un
domaine commun à la fiction et au documentaire. Du Sang à Ossos, de Dans la chambre de Vanda à Où gît votre sourire enfoui ?,
l’enjeu est bien d’inventer, avec des moyens de fortune, un
nouveau grand art pour le cinéma. Entreprise seule ? C’en
est un des paradoxes, et c’est pourquoi elle dialoguera ici avec
d’autres. La rétrospective sera complétée
d’une sélection de films choisis par Pedro Costa : les
Straub évidemment, mais aussi Andy Warhol, Chaplin, Dreyer, etc.
Choisis, et accompagnés par lui : des rencontres viendront
prolonger les films, et donner à entendre les articulations, les
résonances, toutes les possibilités d’un projet qui
compte parmi les plus nécessaires du cinéma contemporain.
Emmanuel Burdeau, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma
| Rétrospective Pedro Costa
O sangue Portugal, 1990, 98', N&B Avec Pedro Hestnes, Nuno Ferreira, Inês de Medeiros, Luís Miguel Cintra
Casa de Lava Portugal/France/Allemagne, 1994, 110', couleur Avec Inês de Medeiros, Isaach De Bankolé, Edith Scob, Pedro Hestnes, Cristiano Andrade Alves
Ossos Portugal/France/Danemark, 1998, 93', couleur Avec Vanda Duarte, Nuno Vaz, Mariya Lipkina, Isabel Ruth, Inês de Medeiros, Miguel Sermão No quarto da Vanda Potugal/Allemagne/Suisse/Italie, 2000, 170', couleur Avec
Lena Duarte, Vanda Duarte, Zita Duarte, Pedro Lanban,
António Moreno, Paulo Nunes, Fernando
Paixão
6 Bagatelas co-réalisé avec Thierry Lounas France/Protugal, 2001, couleur/noir&blanc, 18' Avec Danièle Huillet et Jean-Marie Straub
Où gît votre sourire enfoui ? France/Portugal, 2002, 104', couleur Avec Danièle Huillet et Jean-Marie Straub
Ne change rien Portugal, 2005, noir&blanc, 12' Avec Jeanne Balibar
En avant, jeunesse ! France/Portugal/Suisse, 2006, 155', couleur Avec Silva 'Nana' Alexandre, Alberto 'Lento' Barros, Paula Barrulas, Cila Cardoso, Isabel Cardoso, Beatriz Duarte, Vanda Duarte
Tarrafal Film
issu du projet collectif initié par la Fondation Gubelkian,
L'Etat du Monde (Apichatpong Weerasethakul, Vincente Ferraz, Ayisha
Abraham, Wang Bing, Pedro Costa, Chantal Akerman) 2007, 17'
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| Carte blanche à Pedro Costa
The night of the demon De Jacques Tourneur Royaume Uni, 1957, 95', noir&blanc Avec Dana Andrews, Peggy Cummins, Niall MacGinnis, Maurice Denham, Athene Seyler
Billie Holiday chante « Fine and Mellow » Programme CBS « The sound of jazz » Etats-Unis, 1957, 7', noir&blanc
Les vertes années De Paulo Rocha Portugal, 1963, 91', noir & blanc Avec Oscar Acurcio, Furtado Ruy, Isabel Ruth, Alberto Ghina Beauty#2 De Andy Warhol Etats-Unis, 1965, 66', noir&blanc Avec Edie Sedgwick, Gino Piserchio
Jaime De Antonio Reis Portugal, 1974, 40', couleur, 35 mm, VO portugais ST français
Dalle Nube Alla Resistenza De Jean-Marie Straub et Danièle Huillet Italie/Allemagne/Royaume Uni/France, 1980, 104' Avec Olimpia Carlisi, Guido Lombardi, Lori Pelosini, Ennio Lauricella, Gino Felici, Walter Pardini
Unknown Chaplin De Kevin Brownlow et David Gill Royaume Uni, 1983, 3x60',
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Un
bruit hors-champ, le cameraman se retourne. Dans sa rotation vive, il
filme les coulisses : l'origine d'un son, la source d'une musique ou la
rumeur du monde. Presto, un geste à rebours où personne
ne parvient à fixer ni les images, ni les sons. Dans son Dictionnaire de la musique
(1767), Jean-Jacques Rousseau définit Presto comme un mouvement
rapide, plus animé que l'allegro et de caractère moins
serein. Presto : juste ce moment durant lequel l'homme à la
caméra conscient du potentiel politique de son
prélèvement manipule quelques archives sonores, guette la
naissance d'un son ou propose une composition à de nouveaux
auditeurs, spectateurs. L'écran parallèle de 2007, cette
brève révolution de l'appareil, prolonge le programme Du
son à l'image de Laurent Ghnassia en 2003 et après
l'émergence de la matière, il s'agit aujourd'hui d'en
capter les agitations. Inaugurées par un hymne, Anthem de Apichatpong Weerasethakul, elles se prolongent par les retrouvailles avec Elegy of Life : Rostropovich. Vishnevskaya de Alexander Sokurov. Presto, perfect sound de Manon de Boer et George Van Dam, et Igor Stravinsky, composer de Janos Darvas. Elles parcourent les années 60 et le rock saisi par Peter Whitehead, Tonite let’s all make love in london, et l'origine des années 80 avec D.O.A.
de Lech Kowalski, jusqu'à aujourd'hui avec des
réalisateurs contemporains. Le cinéma n'est plus
seulement sonore, il cherche son rythme, sa mélodie, sa
polyphonie… Il déploie ses flux.
Gilles Grand, compositeur et enseignant à l'Enba de Lyon.
| Presto !
1. Presto
Anthem De Apichatpong Weerasethakul Thaïlande, 2006, 5', couleur
Presto, perfect sound De Manon de Boer Belgique, 2006, 6', couleur
Suffering and smiling De Dan Ollman Etats-Unis, 2006, 65', couleu
2. Da capo
Casa Verdi – Le baiser de Tosca De Daniel Schmid Suisse, 1984, 87', couleur
D.O.A. De Lech Kowalski Etats-Unis, 1981, 90', couleur Avec les Sex Pistols
Unfaithfully yours De Preston Sturges Etats-Unis, 1948, 107', noir & blanc Avec Rex Harrison, Linda Darnell, Rudy Vallee, Barbara Lawrence, Kurt Kreuger En avant-première de sa ressortie française.
David, Mofett and Ornette De Dick Fontaine Etats-Unis, 1966, 24', noir & blanc
Igor Stravinsky, composer De Janos Darvas Allemagne, 2001, 53', noir & blanc
Pixinguinha e a velha guarda do samba De Thomaz Farkas et Ricardo Dias Brésil, 2006, 10', couleur
Au fil du son, un portrait de Yann Paranthoën De Pilar Arcilar France, 2006, 52', couleur
Das sein und das nichts De Bady Minck Autriche, 2007, 10', couleur
Scarpia De Jean-François Jung France, 1995, 45', couleur
3. A tempo
Opera Jawa De Garin Nugroho Indonésie/Autriche, 2006, 120', couleur
Nömadak Tx De Raùl de la Fuente Espagne, 2006, 86', noir & blanc
Quatre jours à Ocoee De Pascale Ferran France, 2000, 115', couleur
Soigne ta droite De Jean-Luc Godard France/Suisse, 1987, 81', couleur Avec
Jane Birkin, Dominique Lavanant, Pauline Lafont, Eva Darlan, Isabelle
Sadoyan, Jacques Villeret, Michel Galabru, Rufus, Jean-Luc Godard
Pink Floyd London '66 – '67 De Peter Whitehead Royaume Uni, 1967, 30', couleur
Tonight let's all make love in London De Peter Whitehead Royaume Uni, 1967, 70', couleur
Marc Ribot, concert solo De Anaïs Prosaïc France, 2006, 30', couleur
Building a broken mousetrap De Jem Cohen Etats-Unis, 2006, 63', noir & blanc/couleur
Homemade De Olivier Cousin France, 2006, 35', couleur
Damo Suzuki, le chant de l'imprévu De Jérôme Florenville France, 2006, 52', couleur
Elegy of Life : Rostropovich. Vishnevskaya. De Alexander Sokurov Russie, 2006, 2x52', couleur
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| La
proposition est fort simple. Réunir des films faits par des
femmes. S’agit-il de traquer une ressemblance ? Non.
S’agit-il de prôner une communauté
d’intérêts ? Pas davantage. Ici, pas plus
qu’ailleurs, ne nous retiennent les motifs identitaires. Sous
l’intitulé de ce programme, on aura peut-être
reconnu un autre titre, le fameux Détruire, dit-elle de
Marguerite Duras. Si l’on a substitué un verbe à un
autre, c’est dans l’espoir que le premier continue de
résonner sous le dernier, et en ébranle
l’assurance. Voilà quelques films donc, qui
s’ingénient à un certain travail de sape. Miner une
cinématographie, une architecture déclarées
masculine serait encore trop vite parler. Disons plutôt que se
fait jour dans chacun de ces films une forme de désinvolture
très calculée quant à un ordre qui partage si
facilement, par exemple, le dehors et le dedans. Le dehors et le dedans
d’une maison, d’une ville, d’un pays, d’une
histoire, d’une réflexion, etc. Détruire, filmer,
mettre en route (ou, tout pareillement, en déroute), à
accepter d’entendre cette triade en une tresse serrée,
serait sans doute équation plus juste. Le Camion de Marguerite
Duras, Hotel Monterey de Chantal Akerman en ont donné, il y a
quelques années désormais, le coup d’envoi. Plus
récemment, d’autres signataires de méfaits
comparables se sont heureusement manifestés. Hito Steyerl, Lisl
Ponger, Latifa Echakch, Ayreen Anastas, Hala Alabdalla Yakoub, Dora
Garcia, Ursula Biemann. C’est avec leurs films que l’on
écoutera chacune - dire ce qu’est filmer. | Filmer, dit-elle
Le Camion De Marguerite Duras France, 1977, 80', couleur Avec Marguerite Duras et Gérard Depardieu
Hôtel Monterey De Chantal Akerman Belgique/Etats-Unis, 1972, 65', couleur
Ana Alati Tahmol Azouhour Ila De Hala Alabdalla Yakoub et Ammar AlBeik Syrie, 2006, 110', noir&blanc
Pasolini Pa* Palestine De Ayreen Anastas Palestine, 2005, 50', couleur
Remote sensing De Ursula Biemann Suisse, 2001, 53', couleur
Writing Desire De Ursula Biemann Suisse, 2001, 26', couleur
Performing the border De Ursula Biemann Suisse, 1999, 45', couleur
Black sea files De Ursula Biemann Suisse, 2005, 34', couleur
Contained mobility De Ursula Biemann Suisse, 2004, 21', couleur
Europlex De Ursula Biemann Suisse, 2003, 20', couleur
Kurz davor is es passiert De Anja Salomonowitz Autriche, 2006, 73', couleur
Sans titre, 11 mars 2005 De Latifa Echakhch France, 2005, 23', couleur
Zimmer, Gespräche De Dora Garcia Belgique, 2006, 28', couleur
Imago munidi. das gültige, sagbare und machbare verändern De Lisl Ponger Autriche, 2007, 37', couleur
Chacun sa Palestine De Nadine Naous et Léna Rouxel France, 2006, 57', couleur | |
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Revolver
est une revue de cinéma, que l’on glisse dans sa poche
pour la lire n’importe où. Elle réunit les
pensées, les opinions et les rêves de cinéastes et
de cinéphiles. Sa vocation est de parler du cinéma de
demain de façon directe, précise et honnête. Elle
cherche à constituer un forum d’opinion faisant appel aux
lecteurs. Les cinéastes qui la rédigent y
soulèvent à travers leur sélection une discussion
qu’ils continuent d’alimenter et de compléter. La
revue est publiée deux fois par an, au printemps et à
l’automne, depuis 9 ans. Le comité de rédaction est
composé par Benjamin Heisenberg et Christoph Hochäusler,
deux des membres fondateurs, ainsi que par les cinéastes Jens
Börner et Franz Müller et l’acteur-réalisateur
Nicolas Wackerbarth. Un numéro spécial intitulé
Kino muss gefährlich sein (Le cinéma doit être
dangereux) vient d’être publié. Il regroupe des
articles des 15 derniers numéros de la revue dont certains sont
épuisés.
Jens Börner Benjamin Heisenberg Christoph Hochhäusler Franz Müller Nicolas Wackerbarth
| Revolver
Halbe Stunden De Nicolas Wackerbarth Allemagne, 2007, 20', couleur français
Ortswechsel. Fünf Kapitel über einen Umbruch De Jens Börner Allemagne, 2002, 55', couleur
Schläfer De Benjamin Heisenberg Allemagne, 2005, 100', couleur
Marseille De Angela Schanelec Allemagne, 2004, 95', couleur
Ecran parallèle présenté en partenariat avec le Festival International du Film Francophone de Tübingen
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Soit l'hypothèse suivante.
D'un côté, la vie serait une construction de choix et de hasards,
dit-on. De l'autre, nous avons tous en mémoire un film, ou fragment de
film, qui nous a intimement marqué étant enfant. C'est précisément un
choix (celui de rentrer dans une salle de cinéma) et un hasard (celui
d'être tombé sur tel film plutôt qu'un autre) qui nous ont offert ces
instants qui resteraient en nous le reste de notre existence. Des
images comme une émotion, non comme une distraction.
Reste que
notre rôle de programmateurs est de susciter ce choix et d'organiser ce
hasard pour donner aux plus jeunes à voir, ressentir, penser. Pour
éveiller leur regard à un cinéma qui se joue des frontières et fait
vivre en lui une multitude de cultures et d'expressions. C'est dans ce
désir que s'inscrit la démarche de Fotokino qui depuis plus de six ans
imagine expositions, projections, ateliers et rencontres dans le champ
des arts visuels.
C'est aussi la proposition de cet écran, que
le FIDMarseille nous invite à programmer pour la seconde année. Un
programme destiné à tous, accessible à tous - à partir de 6 ans, sans
obstacle de compréhension (de langue, notamment). Des séances qui
réuniront adultes et enfants dans un même désir de découverte et de
compréhension du réel, mais qui ne saurait être uniquement défini par
cette particularité. Il s'agit avant tout de donner à voir dans une
diversité de langages cinématographiques des œuvres sensibles dont
l'imaginaire et le propos sont propres à interpeller chacun de nous.
Des films du monde entier, rares ou totalement inédits. L'occasion
de porter sur le monde le regard des enfants («Jeunes lumières», «Le
Pain et la rue», «En rachâchant»), de questionner le rapport des hommes
à leur environnement («Sönemböör», «La Cabale des oursins»), et de
partir à la rencontre de l'autre et de son quotidien («Baka», «Homem da
meia noite»). Ou encore, comme avec «Le Goût des olives», de mêler
l'intime aux rumeurs de l'enfance. Aussi, nous avons tenu cette année à
proposer aux plus grands «La Route avec elles», un film pour la
transmission d'une mémoire, celle des Camps, mais aussi d'une certaine
conscience politique. Les Sentiers : car il s'agit bien de prendre un chemin, et l'on verra bien où cela nous mène.
Nathalie Guimard et Vincent Tuset-Anrès Directeurs artistiques de Fotokino. Fotokino propose chaque année les rencontres Laterna magica. | Les Sentiers
Baka De Thierry Knauff Belgique, 1995, 55', noir et blanc
La Cabale des oursins De Luc Moullet France, 1991, 17’, couleur
Das Modell (La Maquette) De Florian Gwinner Allemagne, 2006, 6', couleur, video, sans dialogue
En rachâchant De Jean-Marie Straub et Danièle Huillet, d’après le texte ”Ah! Ernesto“ de Marguerite Duras France, 1982, 7', noir et blanc Avec Olivier Straub, Nadette Thinus, Bernard Thinus, Raymond Gérard
Le Goût des olives De Anne Lacour France, 2006, 23', couleur
Homem da meia noite (L’homme de minuit) De Paolo Santagostino Italie, 2006, 16', couleur
Jeunes lumières Collectif composé par Nathalie Bourgeois France, 1995, 60'
Lux De Carole Sionnet France, 2007, 3', couleur
Le Pain et la Rue (Nan Va Kucheh) D'Abbas Kiarostami Iran, 1970, 10', noir et blanc
Prise de son De Frédéric Guelaff France, 2007, 13', couleur
Paul De Cécile Rousset France, 2005, 7'30, couleur
La Route avec elles De Anne-Sophie Birot France, 2007, 83', couleur
Sönemböör De Samuel Bester France, 2006, 13', couleur | |
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