Séance hommage du 23 janvier 2018

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un film de Paul
 
Otchakovsky-Laurens 

 
un hommage le mardi 23 janvier à 19h30

au Cinéma Le Gyptis / Marseille
 
Editeur1
 
Paul Otchakovsky-Laurens, fondateur et directeur des fameuses éditons P.O.L., est devenu le Président du FIDMarseille en 2012. Son arrivée à cette place a une histoire. Cette histoire est d’abord liée à son intérêt, ancien, vif et profond, pour le cinéma.
Son engagement d’éditeur de revues de cinéma en témoigne avec la vigueur d’un manifeste. Sur une suggestion de Jean-Claude Biette et de Serge Daney, il a lancé en 1991 Trafic, revue  de critique de cinéma de toute première importance. Positif, à la suggestion d’Emmanuel Carrère, a été défendu pendant quelques années par P.O.L. Tout comme la bien belle aventure de La Lettre du Cinéma lui doit son existence de 1997 à 2001.
Mais ce sont aussi des livres, très nombreux, de cinéastes qui sont parus sous la couverture blanche, au papier gaufré, ornée d’une figure venue, grâce à Pérec, du jeu de go : Werner Herzog, Carmelo Bene, Jean-Luc Godard et, récemment encore, un roman d’Alain Guiraudie, un récit de Yann Dedet et le premier tome de Chroniques des Sentiments, somme de textes du grand cinéaste allemand Alexander Kluge.
Suite à cette compétence hors-pair, le Centre National du Cinéma lui a confié la présidence, à deux reprises (récurrence rarissime), de sa prestigieuse et décisive commission d’avance sur recette entre 2011 et 2014. A cette place, il s’emploie à y défendre l’audace de tout ce que compte de plus généreux la jeune génération française.
Mais voilà que Paul Otchakovsky-Laurens, celui qui n’avait jamais écrit et déclaré ne jamais s’aventurer dans l’écriture, décide de se risquer au cinéma. Cela fut, en 2007, un essai autobiographique intitulé : Sablé-sur-Sarthe, Sarthe. Dans ce film, il évoque son enfance en province, mais moins animé par le goût des mémoires que par la nécessité vitale de revenir sur des secrets douloureux qu’il lui fallait mettre au jour. Présenté alors en première mondiale dans le cadre de la compétition nationale, nous avions été très fiers de pouvoir partager ce premier opus cinématographique avec le public du FID. Sa venue alors le temps d’une édition entière du FID, ses présentations et échanges avec le public, son assiduité aux séances proposées, furent l’occasion d’une véritable rencontre. Et lorsque, cinq plus tard, Aurélie Filipetti, alors Présidente du FID, appelée à de hautes fonctions, dût trouver un successeur, c’est à la suggestion d’Olivier Cadiot, membre du Conseil d’Administration du FID, grand écrivain et auteur P.O.L., que nous avons soumis notre requête auprès de Paul Otchakovsky-Laurens – qu’il a acceptée avec grande joie, et grand sérieux. Enthousiasme et sérieux, dont il ne s’est jamais départi.
C’est pour saluer ce compagnonnage que nous vous proposons la projection de son second film : Éditeur. Sorti en salle en France en  novembre dernier et encore inédit à Marseille, il s’agit à nouveau, comme son titre le laisse deviner, d’une méditation autobiographique. Mais à l’enfance se substituent désormais la jeunesse puis les années de labeur, aux secrets de famille le travail du « rendre public » en quoi consiste publier, et à la mélancolie une diversité de tons, reflet de sa curiosité sans limites.

Jean-Pierre Rehm et l’équipe du FID
 

«Il y a un peu plus d’un mois sortait en salle son deuxième film, Editeur, dans lequel Paul Otchakovsky-Laurens racontait que publier les livres écrits par d’autres lui avait « sauvé la vie ». « C’est la solution que j’ai trouvée pour ne pas devenir fou, pour rester à peu près maître de ce que je faisais », nous confiait fin novembre le patron des éditions qui portent ses initiales, P.O.L., s’estimant immensément « redevable », pour cette raison, à l’égard de ses auteurs. Lesquels, en retour, lui vouaient admiration et reconnaissance, ainsi qu’une amitié donnant un sens très familial à l’expression « maison d’édition ».»
Le Monde - 4 janvier 2018

 
«Editeur se révèle aussi polymorphe que le catalogue des éditions P.O.L est éclectique. Un pied dans le cinéma, l’autre dans la littérature, ce film-essai se compose d’une grande diversité de textes (voix off du cinéaste, extraits de romans, lettres, poèmes), de registres d’images (photos, couvertures de livres, documents, reconstitutions fantaisistes), de présences (témoins réels, acteurs, poupée). Cette tension entre le cinéma et l’écrit passe aussi par un jeu constant entre le mouvement et la fixité, entre les corps (eux-mêmes parfois figés) et leurs images (photos, poupée), entre la mobilité d’un film et l’immobilité des mots imprimés.»
Libération - Novembre 2017
 
«Pourquoi les uns écrivent et pourquoi d’autres les éditent ? Qu’est-ce qui pousse les uns à confier le plus cher d’eux-mêmes, le plus intime, à d’autres qui vont s’en emparer au prétexte de le faire connaître ? Qu’est-ce que ça veut dire, éditer des livres ? Ou en refuser ? Comment et pourquoi devient-on éditeur ? Parce qu’on est un philanthrope, un pervers ? Pour attacher son nom a plus grand que soi ? Parce qu’on est un enfant qui n’a pas grandi ?.»
Paul Otchakovsky-Laurens
 
Bande annonce
 
 
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